Albert II et Paola modifient leur contrat de mariage

En 2019, le roi Albert II et la reine Paola fêtaient leurs 60 ans de mariage entourés de leurs enfants, beaux-enfants et petits-enfants. Un an plus tard, Delphine est reconnue comme la fille d’Albert, issue de sa relation extra-conjugale fin des années 60. Elle sera faite princesse de Belgique sur ordre de justice et Albert lui tendra la main en acceptant de la rencontrer pour la première fois, l’invitant à son domicile du château du Belvédère… en présence de Paola. Un mois après cette rencontre, on apprend qu’Albert et Paola modifient une fois de plus leur contrat de mariage.

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Un retour vers une pure séparation des biens

Lorsque Paola Ruffo di Calabria a dit oui au prince Albert de Belgique, prince de Liège, en 1959, c’est sous la séparation des biens que leur contrat de mariage civil avait été enregistré. Malgré les deux tentatives de divorces avortées, suite à la relation extraconjugale d’Albert avec Sybille de Selis Longchamps, il faudra attendre 2015 pour qu’Albert et Paola modifient une première fois leur contrat de mariage et optent pour un partage limité des biens communs. Entretemps, Albert et Paola étaient devenus roi et reine des Belges (entre 1992 et 2013), et à présent leur fils aîné, Philippe avait accédé au trône. Mais surtout, depuis 2013, Delphine a débuté son action en justice en reconnaissance de paternité.

En 2020, après bien des chemins parcourus sur le plan personnel et l’acceptation plus ou moins forcée de Delphine de Saxe-Cobourg, devenue princesse de Belgique, le roi Albert II, 86 ans, et la reine Paola, 83 ans, sont retournés chez le notaire pour faire valider le retour à la pure séparation des biens, comme l’annonce aujourd’hui le journal flamand Het Nieuwsblad. Cette sorte de bypass de 5 ans, entre 2015 et 2020, pourrait être une stratégie fréquente, qui permet de transférer un bien appartenant à l’un des époux vers un autre. D’autant plus que la pure séparation ne signifie pas une séparation à 50/50. Il est possible de prévoir d’autres types de séparation comme 60/40 ou 70/30, par exemple.

Bien évidemment, la princesse Delphine n’étant pas la fille de la reine Paola, elle n’aura droit à aucune part de son héritage, contrairement aux trois enfants légitimes d’Albert et Paola. La loi belge interdit de déshériter un enfant, par conséquent, Delphine aura bien droit à une part de l’héritage d’Albert II. Par contre, il est possible d’influencer grandement le montant de l’héritage, sachant que le contrat de mariage est d’abord exécuté à la mort d’un époux. Les conditions de l’héritage sont ensuite appliquées à ce qu’il reste au défunt.

Source : Het Nieuwsblad

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr