L’inhumation du roi Constantin II à l’endroit où il est né

Ce 16 janvier 2023, des centaines de hauts dignitaires et représentants de toutes les familles royales d’Europe et au-delà ont assisté aux funérailles du roi Constantin II à Athènes. La cérémonie religieuse était suivie d’une cérémonie d’inhumation au cimetière du palais de Tatoï, le palais où le dernier roi des Hellènes est né en 1940.

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L’adieu au dernier roi des Hellènes à la cathédrale d’Athènes

Le roi Philippe de Belgique, le grand-duc Henri de Luxembourg, le roi Willem-Alexander des Pays-Bas ou encore le prince Albert II de Monaco faisaient partie des souverains qui souhaitaient soutenir la famille royale grecque mais aussi la famille royale espagnole et la famille royale danoise endeuillées. Le roi Constantin II de Grèce, beau-frère de la reine Margrethe II de Danemark et beau-frère du roi Juan Carlos d’Espagne, est décédé le 10 janvier 2023. Ses funérailles ont eu lieu ce 16 janvier 2023 à Athènes.

Des centaines de hauts dignitaires sont présents dans la cathédrale pour assister aux funérailles de Constantin II (Photo : Stoyan Nenov/AP/ISOPIX)

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Outre les souverains européens, les héritiers du trône et les membres de familles royales proches de la famille royale de Grèce, des représentants royaux du monde entier ont assisté aux funérailles du roi des Hellènes dans la cathédrale métropolitaine d’Athènes, comme le roi Siméon II de Bulgarie, la grande-duchesse Maria Vladimirovna de Russie, la princesse Sarvath de Jordanie ou encore l’impératrice Farah d’Iran.

Les funérailles du roi Constantin II se sont déroulées à Athènes ce 16 janvier 2023 (Photo : capture d’écran vidéo)

Après la très émouvante cérémonie orthodoxe, dirigée par le métropolite Hiéronime II d’Athènes, durant laquelle le prince héritier Pavlos a prononcé l’éloge funèbre de son père, les invités étaient priés de rejoindre Tatoï. Environ 60 personnes, principalement des royautés proches de la famille royale grecque, étaient conviées à la cérémonie d’inhumation sur le site de Tatoï.

À la fin de l’office, la famille royale grecque a suivi le cercueil en procession jusqu’au corbillard qui l’emmène à Tatoï (Photo : Petros Giannakouris/AP/ISOPIX)

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Cérémonie d’inhumation du roi Constantin II au cimetière de Tatoï

C’est au cimetière du palais de Tatoï que le roi Constantin II reposera à jamais, à quelques mètres de la tombe de ses parents, le roi Paul 1e et la reine Frederika. Après quelques dizaines de minutes de route, les membres de la famille royale grecque et leurs invités sont arrivés à Tatoi, un domaine situé à une trentaine de kilomètres de la capitale.

Les tombes du roi Paul 1e et de la reine Frederika, parents du roi Constantin II de Grèce, de la reine Sofia d’Espagne et de la princesse Irène de Grèce et de Danemark (Photo : Thanassis Stavrakis/AP/ISOPIX)

Le palais de Tatoï fut la résidence privée de la famille royale, construit sur un immense domaine acheté par le roi George 1e en 1871, dans une zone montagneuse et boisée face au mont Parnès, dans la région de l’Attique. C’est au palais de Tatoï que sont nés en 1938 et en 1940, Sofia et Constantin de Grèce, les deux premiers enfants du roi Paul 1e et de la reine Frederika. Leur troisième enfant, la princesse Irène, est née en 1942 lors de l’exil de la famille royale grecque en Afrique du Sud, durant la Seconde Guerre mondiale.

Les invités rejoignent Tatoï pour assister à l’inhumation (Photo : capture d’écran vidéo)
Tatoï fait face au mont Parnès. Une cérémonie de prière est organisée autour du cercueil pendant quelques minutes dans cette chapelle (Photo : capture d’écran vidéo)

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Le prince héritier Pavlos (1967) et ses deux frères, le prince Nikolaos (1969) et le prince Philippos (1986), ont porté le cercueil de leur père, aidés par les quatre fils du prince héritier : le prince Constantine-Alexios (1996), le prince Achileas Andreas (2000), le prince Odysseas-Kimon (2004) et le prince Aristidis-Stavros (2008). Avant l’enterrement, une courte cérémonie de prière de quelques minutes a eu lieu dans une chapelle du cimetière.

Après la cérémonie de prières, le cercueil de Constantin II, toujours porté par ses fils et petits-fils, a rejoint l’emplacement creusé à quelques mètres de la tombe de ses parents. Ces derniers jours, quelques travaux de nettoyage ont eu lieu sur le site qui était en état de délabrement. L’inhumation s’est déroulée en privé et sans caméra. Seul le photographe officiel de la famille était présent pour immortaliser le moment.

Après un moment de recueillement dans la prière, dans une chapelle de Tatoï, les trois fils du roi Constantin II et les fils du prince héritier Pavlos ont transporté le cercueil jusqu’à sa tombe (Photo : capture d’écran)
Photo aérienne d’une partie du domaine de Tatoï et son cimetière. On distingue deux mausolées, plusieurs pierres tombales blanches, dont celles de Frederika et Paul 1e en bas à gauche, et le trou creusé pour la tombe de Constantin II en bas au centre (Photo : Thanassis Stavrakis/AP/ISOPIX)
Le trou de la tombe du roi Constantin II a été creusé à quelques mètres des tombes blanches de ses parents, le roi Paul et la reine Frederiko, dans le sol aride du domaine de Tatoi (Photo : Thanassis Stavrakis/AP/ISOPIX)
La reine Anne-Marie en pleurs devant le cercueil de son époux, avant sa descente dans la terre (Photo : Nikolas Kominis/AP/ISOPIX)

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Déjà quelques années avant l’abolition de la monarchie en 1973, l’État avait privé la famille royale de ses biens. Dans les années 2000, le dernier roi des Hellènes déchu, Constantin II, a connu bien des péripéties devant les tribunaux grecs, puis européens, pour récupérer les biens confisqués.

Le palais de Tatoï dans toute sa splendeur lors de son occupation par la famille royale grecque (Photo : Tibbut Archive / Alamy / Abacapress.com)

Après les funérailles à la cathédrale métropolitaine d’Athènes, les membres de la famille royale ont pris la direction de Tatoï, un domaine situé à une trentaine de kilomètres de la capitale. Le palais de Tatoi fut la résidence privée de la famille royale, construit sur un immense domaine acheté par le roi George 1e en 1871, dans une zone montagneuse et boisée face au mont Parnès, dans la région de l’Attique. Déjà quelques années avant l’abolition de la monarchie en 1973, l’État avait privé la famille royale de ses biens. Dans les années 2000, le dernier roi des Hellènes déchu, Constantin II, a connu bien des péripéties devant les tribunaux grecs, puis européens, pour récupérer les biens confisqués.

Le palais de Tatoï a été touché par les terribles incendies en août 2021 (Photo : Eurokinissi via ZUMA Press Wire/ABACAPRESS.COM)

Finalement, l’État grec a reconnu la famille royale comme étant propriétaire de Tatoï mais en a gardé la possession, en échange d’un dédommagement de près de 14 millions d’euros versés à plusieurs membres de la famille royale. La somme, jugée démesurément inférieure à sa véritable valeur, a servi à constituer une fondation. Le roi Constantin II a créé avec cet argent la Fondation Reine Anne-Marie, au nom de son épouse, qui œuvre à la promotion de la culture grecque.

Depuis que le palais de Tatoï appartient à l’État, il est en état de délabrement total. Le palais a été pillé, est laissé à l’abandon et a été récemment incendié. Les photos prises dans cet immense domaine montrent des forêts totalement calcinées et des murs à peine debout suite aux terribles incendies d’août 2021.

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Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr