Maria Teresa de Luxembourg a tout fait pour que ses enfants cadets ne soient pas jaloux de leur frère ainé et héritier

Le système monarchique héréditaire est basé sur un seul principe arbitraire : l’ordre de naissance. Il n’est pas rare de constater que dans certaines monarchies, des rancœurs et des jalousies naissent entre frères et sœurs, à cause du statut et du rôle qui leur incombe, du seul fait de leur date de naissance. Pour trouver sa place et son rôle lorsqu’on est le 2e ou le 3e d’une fratrie, il faut simplement renoncer à vouloir être le premier. Et naitre le premier engendre des sacrifices mais aussi le privilège d’être l’héritier. La grande-duchesse Maria Teresa de Luxembourg a dévoilé comment elle avait éduqué ses cinq enfants pour qu’ils gèrent au mieux cette différence de traitement et de considération entre eux.

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Comment éviter la jalousie envers l’héritier du trône ?

La grande-duchesse Maria Teresa est actuellement en promotion pour la sortie de son livre écrit avec Stéphane Bern, «Un amour souverain». À travers des confidences et des albums photos, la grande-duchesse de Luxembourg raconte son parcours, sa vie de couple, sa vie familiale et sa vie publique. Le livre est publié à l’occasion des noces d’émeraude du grand-duc Henri et de la grande-duchesse Maria Teresa.

Dans le cadre de la promotion du livre, dont les bénéfices sont reversés à l’association Stand Speak Rise Up!, la grande-duchesse Maria Teresa et Stéphane Bern étaient les invités d’Anne-Elisabeth Lemoine dans C à vous, sur France 5. La question de l’inégalité entre les membres d’une même fratrie est rapidement venue sur le tapis mais Stéphane Bern rappelle que le grand-duc héritier Guillaume a en quelque sorte eu le choix d’accepter la tâche qui l’attend.

Maria Teresa et Henri de Luxembourg ont cinq enfants : le grand-duc héritier Guillaume, le prince Félix, le prince Louis, la princesse Alexandra et le prince Sébastien, âgés (dans l’ordre inverse) de 29 à 40 ans. Guillaume est désigné comme le successeur de son père, dont il devrait hériter du rôle au moment décidé par le grand-duc Henri comme opportun, l’abdication étant la tradition au Luxembourg.

Maria Teresa et Henri de Luxembourg, entourés de leurs cinq enfants et leur conjoint ainsi que leurs petits-enfants (Image : Histoires Royales)

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La grande-duchesse Maria Teresa a appris très tôt à ses enfants ce qui incombait à l’ainé de la fratrie

«C’est une éducation que nous avons décidé de donner à nos enfants», explique la grande-duchesse sur le plateau de télévision. Maria Teresa ajoute qu’elle, ne venant pas d’une famille royale, a également pu apporter un peu plus de souplesse dans la rigueur habituelle de la famille grand-ducale. Elle dit avoir eu «peur», en ayant une grande famille de cinq enfants, que «dans une situation comme celle-là où vous avez l’ainé qui devient l’héritier et les autres qui ne sont pas dans la même situation», il y ait de la jalousie.

Les confidences de la grande-duchesse Maria Teresa de Luxembourg dans C à vous (Photo : capture d’écran France 5)

«Moi, ça m’horrifie qu’il y ait de la jalousie entre frères et sœurs», continue la Grande-Duchesse. «J’ai tout fait dès le départ – chose qui n’est pas normale – c’est d’expliquer aux enfants très tôt, qu’il y en avait un qui allait avoir des devoirs, des obligations, que ce n’est pas toujours drôle, qu’il allait devoir renoncer à beaucoup de libertés et que les autres n’auraient peut-être pas tous ces privilèges là mais ils auraient une liberté.»

La grande-duchesse Maria Teresa explique que ses quatre derniers enfants ont une «liberté d’action, de choisir leur métier, de vivre où ils veulent», alors que l’ainé n’a pas ces libertés. «Ainsi, mon mari et moi avons pu leur montrer que les avantages des uns étaient les désavantages des autres, et vice-et-versa, et que leur frère ainé était là pour les soutenir mais que eux aussi devaient être là pour soutenir leur frère ainé dans une tâche qui n’est pas toujours facile».

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Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr