La nouvelle vie de l’ancienne princesse Mako débute aujourd’hui aux États-Unis

La fille ainée du prince héritier Fumihito d’Akishino est montée à bord de l’avion qui l’emmènera de l’autre côté de l’océan, où l’attend sa nouvelle vie. L’ancienne princesse Mako, privée de son titre depuis son mariage, il y a un mois, a été aperçue à l’aéroport de Tokyo avec son époux Kei Komuro. Débarrassé de sa dette, l’avocat peut aborder sereinement sa vie à New York.

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Mako Komuro quitte le Japon avec son nouveau passeport

Il aura fallu trois semaines pour que l’ancienne princesse Mako, 30 ans, obtienne son tout premier passeport. Les membres de la famille impériale du Japon n’ont pas d’acte de naissance. Les registres de la famille impériale sont remis aux autorités lorsqu’un de leur membre quitte la famille et rejoint les civils. C’est ce qui est arrivé le 26 octobre, lorsque la princesse Mako a perdu son statut de princesse en épousant Kei Komuro.

Mako Komuro souffre de trouble de stress post-traumatique complexe à cause de la pression autour de son mariage. Kei Komuro, inscrit au barreau de New York dont il a raté le premier examen, a été victime de l’opinion publique négative, jugé indigne d’épouser la nièce de l’empereur Naruhito. Un différend financier d’environ 30 000 euros entre sa mère et l’ancien compagnon de sa mère était à l’origine de cette opprobre. Hier, le jeune homme a annoncé qu’il avait réglé ce différend et effacé la dette de sa mère.

(Photo : JIJI PRESS PHOTO / MORIO TAGA /ABACAPRESS.COM)

C’est donc l’esprit serein que Mako et Kei Komuro ont pris la direction de l’aéroport international Haneda de Tokyo, ce 14 novembre. Le couple, qui était entouré de gardes du corps et d’assistants, a été photographié par la presse qui les attendait. La fille ainée du prince héritier, qui vient de perdre son grand-père il y a quelques jours, portait une tenue foncée. Kei Komuro portait un gilet en tricot.

(Photo : JIJI PRESS PHOTO / MORIO TAGA /ABACAPRESS.COM)

Après avoir terminé ses études de droit à l’université chrétienne internationale de Tokyo, où il a rencontré la princesse Mako, Kei Komuro devait prolonger ses études aux États-Unis, après son mariage, initialement prévu en novembre 2018. Si le mariage a été annulé à cause de litige financier de sa mère, son départ pour New York a bien eu lieu, où il a étudié pendant 3 ans à l’université de Fordham, dont il est diplômé depuis le mois de mai.

(Photo : JIJI PRESS PHOTO / MORIO TAGA /ABACAPRESS.COM)

L’ancienne princesse Mako s’envole pour les États-Unis

En épousant un roturier, la princesse Mako a perdu son titre de princesse. Elle a perdu son statut au sein de la famille et son nom a été rayé des registres impériaux en même temps que la signature de son mariage. La princesse Mako a dû rendre la diadème et la parure de diamants que reçoivent toutes les princesses le jour de leurs 20 ans.

L’ancienne princesse Mako et Kei Komuro le 26 octobre 2021, lors de la conférence de presse organisée après leur mariage (Photo : Jiji Press/Abacapress)

La princesse Mako, qui a étudié l’histoire de l’art, devra se trouver un nouveau travail aux États-Unis. Elle travaillait jusqu’à présent pour la famille impériale, marraine de plusieurs associations et impliquée notamment dans l’éducation des personnes malentendantes.

Afin de faire profil bas au maximum, la princesse Mako était d’accord de réduire son mariage à une simple union civile, comme le désirait aussi ses parents, qui eux craignaient d’associer la famille impériale à un tel mariage. Par conséquent, la princesse Mako a renoncé à recevoir la dotation à laquelle elle avait droit à son mariage. La constitution prévoit que l’État donne une somme d’argent conséquente en compensation des titres et du statut perdus par la mariée. Cette somme est habituellement de 150 millions de yens, soit environ 1,1 million d’euros. La princesse a demandé à ne pas recevoir cet argent, ne voulant pas être redevable de quoi que ce soit envers le contribuable, qui n’approuve qu’à moitié son mariage.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr