La fille du prince héritier du Japon renonce à sa dotation de compensation pour son mariage

La princesse Mako doit se marier très prochainement. C’est au mois d’octobre qu’aura finalement lieu le mariage de la fille ainée du prince héritier Fumihito avec son compagnon de longue date, Kei Komuro. Comme il avait déjà été suggéré il y a quelques jours, la princesse a bien l’intention de refuser la dotation financée par le contribuable, à laquelle elle aurait droit à son mariage. À présent, une source gouvernement indique que le gouvernement va accepter a demande de la princesse.

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La princesse Mako renonce à sa dotation

Fiancée depuis 2017, la princesse Mako, 29 ans, nièce de l’empereur Naruhito, va finalement se marier le mois prochain. Annoncé pour 2018, le mariage avait été reporté suite à un désaccord financier au sein de la famille du marié. Un litige était en cours concernant des frais de scolarité payés par l’ancien compagnon de la mère du marié. Un tel différend rendait le mariage impossible avec la petite-fille de l’empereur émérite Akihito.

Depuis quelques semaines, les choses s’activent dans la famille héritière. La princesse héritière Kiko, mère de la future mariée, a profité de son 55e anniversaire pour envoyer un communiqué dans lequel elle rappelait vouloir le bonheur de sa fille même si la situation n’était peut-être pas celle espérée par la famille. L’année d’avant encore, c’est le prince héritier Fumihito lui-même qui lors de sa conférence de presse organisée pour son anniversaire donnait finalement son approbation pour le mariage de sa fille, même si on comprenait bien que le sujet restait sensible.

La princesse Mako va donc épouser Kei Komuro après bien des polémiques, sans parler de la crise sanitaire qui a compliqué la vie du couple, qui vit entre le Japon et New York. Kei Komuro vient de passer son dernier examen il y a quelques mois et est dorénavant inscrit au barreau de New York. C’est donc aux États-Unis que le couple compte s’installer. Autant le dire toute de suite, la princesse Mako disparaitra des radars.

C’est pour cette raison, afin de ne pas raviver les polémiques et afin de ne pas engendrer une nouvelle polémique alors qu’elle compte quitter le territoire, que la princesse Mako a demandé à ne pas percevoir la dotation qui lui revient. Il est de tradition que les princesses reçoivent un «cadeau» à leur mariage. Une somme d’argent conséquente, payée par le contribuable, est offerte aux princesses. Il s’agit d’une sorte de dédommagement octroyé, puisqu’en se mariant, les princesses perdent leurs titres et quittent définitivement le giron de la famille impériale.

La princesse Mako d’Akishino et son fiancé Kei Komuro lors d’une conférence de presse suite à l’annonce de leurs fiançailles en 2017 (Photo : POOL/Jiji Press/ABACAPRESS.COM)

Le gouvernement va accepter la demande de la princesse Mako

La somme prévue pour la princesse Mako est estimée à 150 millions de yens, soit environ 1,16 million d’euros. La princesse aurait fait savoir de façon officielle sa décision de renoncer à la somme. Selon Japan Times, une source gouvernementale aurait indiqué que le gouvernement s’apprête à accepter la décision de la princesse. Si la dotation n’est pas octroyée à la princesse à son mariage, ce sera la toute première fois que la tradition sera rompue dans l’ère moderne au Japon.

(Image : Histoires Royales)

La dotation est justifiée comme un cadeau que l’on fait aux princesses afin de garantir leur dignité en tant qu’anciens membres de la famille impériale. D’autres discussions sont en cours actuellement pour éventuellement octroyer de nouveaux titres aux femmes mariées afin que celles-ci puissent continuer à assurer des engagements au nom de la famille impériale, ce qui est actuellement impossible dû à leur changement de statut le jour de leur mariage.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr