Trois ans de prison pour le mari de la princesse Caroline de Hanovre ?

Fin du mois de décembre, le procureur de Wels, en Autriche, inculpait le prince Ernst August de Hanovre pour quatre incident qui se sont déroulés cet été à Grünau im Almtal, où le chef de la famille royale de Hanovre réside. Selon la presse allemande, le prétendant à l’ancien trône de Hanovre et du duché de Brunswick risque jusqu’à 3 ans de prison.

Mise à jour : Déroulé du procès et verdict.

Pour s’être intoxiqué par négligence, le prince Ernst August de Hanovre risque jusqu’à 3 ans de prison (Photo : Brabyn David/ABACA)

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Ernst August de Hanovre a agi dans un état second suite à un cocktail d’alcool et de médicaments

Comme l’a confirmé BILD le 30 décembre 2020, le prince Ernst August de Hanovre, connu en France pour être le beau-frère du prince Albert II de Monaco depuis son mariage avec la princesse Caroline, a été inculpé par le procureur de Wels. Les accusations portent sur quatre incidents qui se sont déroulés entre juillet et septembre.

Dans la nui du 14 au 15 juillet, le prince Ernst August appelait la police autrichienne, affirmant être menacé de mort. Arrivée sur place, la police a découvert un couple alarmé et le prince Ernst August, qui se cachait, est apparu soudainement. La tension est montée jusqu’à ce qu’il blesse un agent avec un couteau. Emmené en hôpital psychiatrique, il sera rapidement libéré. Le couple qui travaillait pour lui comme employés de maison a porté plainte pour maltraitance et coercition. Le 20 juillet, Ernst August de Hanovre voulait se venger de son traitement par la police et est arrivé au commissariat local avec une batte de baseball. Au mois de septembre, il est également accusé d’avoir brisé une vitre de la Fondation du Duc de Cumberland en y jetant un panneau de signalisation.

Pour les premiers faits, il apparait que le prince agissait lors d’un délire causé par l’alcool, comme le confirme le rapport de police qui indique qu’Ernst August était en état d’ébriété. Cet état était dû à une opération dentaire qu’il venait de subir. Encore sous traitement, les médicaments et les deux verres d’alcool auraient provoqué une réaction. Selon les experts interrogés par la presse, Ernst August pourrait échapper aux poursuites, s’il n’était pas en possession de ses moyens. Ses avocats avaient déjà permis de faire lever la demande de retrait de son permis de détention d’armes à feu. Pour y parvenir, ses avocats ont fait remarquer qu’il ne possédait pas d’arme dans cette résidence et qu’elles étaient gardées ailleurs. Les accusations d’insultes aux forces de l’ordre ont aussi été abandonnées après 3 mois d’enquête.

Son intoxication par négligence peut lui valoir trois ans de prison

Cependant, si la loi permet à Ernst August d’échapper aux poursuites à cause de son état second (il avait 0,8 g d’alcool/litre de sang après avoir bu deux verres de vin rouge), un article du Code pénal autrichien pourrait se retourner contre lui. En effet, l’article 287 indique que tout acte délictueux ou criminel commis par une personne qui aurait perdu ses moyens est « passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans », dans le cas où cette perte de moyen est volontaire ou « même par négligence ». Autrement dit, l’état de folie ne peut disculper une personne que s’il s’agit d’un problème psychique et médical. En buvant de l’alcool alors qu’il suivait un traitement médical, le prince Ernst August agissait en tout état de cause et s’est retrouvé dans un état second par sa faute. Ni le procureur ni les avocats du prince n’ont voulu donner plus de détails pour le moment.

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr