50 objets de la princesse Margaret mis aux enchères : les prix s’envolent grâce à The Crown

En 2006, David Armstrong-Jones, comte de Snowdon, connu comme David Linley, avait mis aux enchères plus de 800 objets personnels de sa mère, la princesse Margaret, afin de rembourser sa taxe d’héritage. En tout, la vente aux enchères lui avait rapporté près de 14 millions de livres. Une séparation de biens sentimentaux ayant appartenu à sa mère, qui a valu de nombreuses critiques au neveu de la reine Elizabeth. Aujourd’hui, l’acheteur qui s’est offert 50 des 800 objets de la collection, a décidé de s’en séparer, profitant de la sortie prochaine de la série The Crown sur Netflix, pour faire monter les prix.

50 objets achetés par un collectionneur au fils de la princesse Margaret sont à nouveau mis en vente (Photo : WikiCommons)

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La vente aux enchères de 800 objets de la princesse Margaret avait fait polémique

La vente aux enchères des biens ayant appartenu à la princesse Margaret, sœur de la reine Elizabeth II, avait valu une dispute entre David et Sarah, les deux fils de la princesse décédée en 2002. L’impôt sur l’héritage de leur mère s’élevait à 3 millions de livres sterling chacun, ce qui les avait forcés à se séparer de certains objets de valeur pour payer leur dette. Mais le fils de la princesse, encore connu comme le vicomte Linley à l’époque, qui héritera du titre de comte de Snowdon à la mort de son père en 2017, avait pris la décision de se séparer de pas moins de 800 objets de valeur de sa mère. La quantité d’objets mis sous le marteau, dont certains avaient une grande valeur sentimentale, avait valu une friction entre David et sa sœur, Sarah Chatto, mère d’Arthur Chatto.

En 2006, la vente aux enchères avait permis à David Armstrong-Jones de gagner 14 millions de livres, soit plus de 15 millions d’euros, bien plus que ce dont il avait besoin pour rembourser sa taxe d’héritage. Parmi les plus beaux objets vendus et controversés, il y avait le diadème de mariage de la princesse Margaret, qui est parti pour plus de 926 000 £, acheté par un collectionneur chinois. Plus de la moitié des objets achetés sont restés au Royaume-Uni, 16% seraient partis pour les États-Unis et 10% seraient maintenant en Chine.

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L’acheteur se sépare des objets en même temps que la sortie de la saison 4 de la série The Crown

Aujourd’hui, le plus gros acheteur de la vente, souhaite à son tour se séparer des objets ayant appartenu à la deuxième fille du roi George VI. « Les gens sont à la maison en train de regarder The Crown, n’est-ce pas ? Alors c’est un bon moment pour vendre », a déclaré au Times l’homme qui possède 50 objets achetés en 2006. L’acheteur, et maintenant vendeur, avoue avoir acheté ces objets comme un placement et a senti que l’occasion était la bonne pour encaisser son retour sur investissement.

Depuis que la série The Crown est diffusée sur Netflix, à chaque lancement de saison, on peut ressentir un certain engouement ou un intérêt pour des personnalités moins connues de la famille royale britannique, que découvrent des spectateurs du monde entier. Ainsi, la relation entre la princesse Margaret et Roddy Llewelyn, ou encore, la folle soirée au cours de laquelle la princesse Margret a embrassé le président Johnson, sont des scènes qui ont largement intéressé les spectateurs, dont certains ont découvert pour la première fois la vie de la sœur de la Reine.

La princesse Margaret est l’un des personnages principaux de la série The Crown, ce qui permet d’espérer une réévaluation des biens vendus par son fils (Photo : capture Netflix)

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Les prix de vente des objets de la princesse Margaret ont doublé

En achetant 50 des 800 objets mis en vente, cet acheteur fut le plus important acquéreur de cette vente aux enchères dirigée par Christie’s, qui s’était déroulée sur deux jours complets.

Parmi les objets achetés, il y avait cette montre Cartier, un cadeau de la reine mère Elizabeth à sa fille pour Noël. La reine mère avait acheté la montre pour 100 £ en 1950. Estimée entre 2000 et 3000 £ lors de la vente aux enchères, elle est finalement partie à 57 600 £. L’acheteur compte en retirer à présent le double du prix, puisqu’elle est à présent mise en vente à 125 000 £.

La montre Cartier en or (gauche) est mise en vente à 125 000 £. La montre Vacherin et Constantin en or blanc (droite) est mise en vente à 32 000£ (Photo : royalpossessions.co.uk)

Un buffet en acajou, une double bibliothèque de style Régence, une broche en ivoire, des portes-cartes en argent ou un pilulier en écailles de tortue, les 50 objets mis en vente par cet acheteur sont tous très différents les uns des autres. Le moins cher des objets est une boite à cigare en bois, proposée à 1000 £. L’objet le plus cher est une bague en diamant, proposé à 1,1 million £. L’acheteur l’avait acquis en 2006 pour 142 000£. Cette bague achetée par la princesse Margaret en 1970 comprend un gros diamant taille marquise pesant 5,16 carats.

Cette bague est la plus chère du lot remis en vente (Photo : royalpossessions.co.uk)

Le deuxième article le plus cher est une bague en or avec un gros cristal de diamant de Stuart Devlin, achetée en 2006 pour 30 000 £ et proposée aujourd’hui à la vente pour 225 000 £. Le troisième article le plus cher est un lit baroque, avec des feuilles de vignes et des feuilles d’acanthes sculptées sur les montants. Ce lit conçu aux environs de 1888 était le lit conjugal du comte et de la comtesse de Strathmore, les parents d’Elizabeth Bowes-Lyon, la mère de la reine Elizabeth II et de la princesse Margaret. Le lit avait été acheté pour 57 600 £ en 2006 et est proposé à 175 000 £ à présent.

La bague en cristal de diamant et le lit conjugal du comte et de la comtesse de Strathmore sont remis en vente (Photo : royalpossessions.co.uk)

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Sources : The Times, Christie’s, The Royal Possessions

Nicolas Fontaine
Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef - Rédacteur sénior

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Il est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr