Le prince Andrew affirme avoir proposé de témoigner dans l’affaire Epstein mais il est moins bien « traité » que « tout autre citoyen »

Comme nous vous l’annoncions ce matin, la rumeur s’est confirmée. L’équipe juridique du prince Andrew vient de publier un communiqué qui contredit les accusations de la justice américaine. Dans cette lettre, les avocats du duc d’York ripostent à la requête formelle émanant du Département de la Justice américain (DOJ), qui demande aux autorités britanniques de forcer le prince Andrew à témoigner dans l’affaire Epstein. Selon le fils de la reine Elizabeth, cette demande n’a été faite que dans le but de le salir, lui qui aurait déjà proposé 3 fois de témoigner.

Communiqué et déclaration du prince Andrew, duc d’York, par le biais des avocats qui réfutent les accusations de la justice américaine. Le prince Andrew aurait proposé à trois reprises son témoignage (Photo : capture BBC)

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Le prince Andrew répond aux accusations de refus de coopérer

Le bureau d’avocats Blackfords LLP, représenté par Clare Montgomery et Stephen Ferguson, indique aujourd’hui que le prince Andrew s’est montré de bonne volonté et avait fait savoir son « désir de coopérer avec les autorités américaines concernant les victimes de feu Jeffrey Epstein, si les autorités le lui demandaient de l’assistance ». Le bureau d’avocat indique dans sa lettre que jusqu’à présent, aucune communication sur le sujet n’avait été faite dans le but de respecter l’enquête, les témoins, mais aussi de respecter la loi en « matière de confidentialité ».

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Le duc d’York aurait indiqué être prêt à témoigner à trois reprises

Les avocats déclarent avoir pris la décision de parler afin de rectifier certaines informations parues dans la presse. Il y a quelques semaines, un procureur new-yorkais, Geoffrey Berman, affirmait avoir demandé au prince Andrew de l’interroger mais celui-ci n’a jamais donné de nouvelles. Ce weekend, le Home Office (ministère de l’Intérieur britannique) a reçu une demande formelle de coopération judiciaire provenant du Département de la Justice américain. Le but est de faire valoir les traités de coopération qui existent entre les deux pays, afin d’obliger le duc d’York à témoigner. Pourtant, selon les avocats du prince Andrew, « le duc d’York a offert au moins trois fois cette année son aide en tant que témoin ».

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Selon les avocats du prince Andrew, il s’agit d’une campagne de dénigrement

« Malheureusement, le Département de la Justice a réagi aux deux premières offres en violant ses propres règles de confidentialité et en affirmant que le duc n’a offert aucune coopération ». Pourquoi un tel mensonge ? Selon les avocats du prince Andrew, « ils recherchent peut-être de la publicité plutôt que d’accepter l’aide offerte ». Ils pointent particulièrement du doigt les déclarations publiques du procureur new-yorkais, Geoffrey Berman, qui a laissé sous-entendre qu’il se trouvait face à un mur et que le prince Andrew refusait de communiquer.

Cela a été fait dans le but de nuire à son image qui est « loin de celle de notre client », laissant penser qu’il se croyait « au-dessus de la loi, comme l’ont laissé entendre des articles de presse aux États-Unis. Il est traité à un niveau inférieur à celui auquel tout autre citoyen pourrait raisonnablement s’attendre. En outre, ces mêmes violations de la confidentialité par le Département de la Justice ont donné aux médias mondiaux, et par conséquent, au public mondial, un compte-rendu entièrement trompeur de nos discussions avec eux. »

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Le communiqué des avocats conclut en indiquant que « toute poursuite d’une demande de coopération judiciaire serait décevante, car le duc d’York n’est pas la cible de l’enquête et a récemment réitéré sa volonté de fournir une déclaration de témoin. (…) Nous n’avons pas l’intention de faire d’autre déclaration publique pour le moment car nous souhaitons respecter les règles de confidentialité à la fois en vertu de la loi anglaise et des réglementations américaines ».

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Source : The Telegraph

Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Nicolas est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr