Agression sexuelle par le comte de Strathmore : le cousin de la reine Elizabeth risque la prison

Simon Patrick Bowes-Lyon, actuel comte de Strathmore et Kinghorne, risque plusieurs années de prison pour une agression sexuelle. Il a plaidé coupable devant un tribunal en Écosse, reconnaissant avoir trop bu lorsqu’il a porté atteinte à une jeune femme dans son château de Glamis. L’arrière-petit-neveu de la reine-mère Elizabeth risque plusieurs années de prison.
Mise à jour ici : suite à l’annonce de sa condamnation.

(Photo : Jane Barlow/PA Wire/Abacapress)

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Le 19e comte de Strathmore et Kinghorne avoue avoir agressé sexuellement une jeune femme

Les faits se sont déroulés en février 2019, alors que le 19e comte de Strathmore et Kinghorne organisait une soirée avec plusieurs invités chez lui, au château de Glamis. La demeure, située près de Forfar, chef lieu de l’Angus, est le siège de la famille Bowes-Lyon depuis 1372. C’est ici qu’a grandi la reine-mère Elizabeth, connue comme Elizabeth Bowes-Lyon avant son mariage avec le futur roi George VI. C’est également dans ce château qu’est née la princesse Margaret, sœur de la reine Elizabeth II.

Depuis 2016, le jeune Simon Patrick Bowes-Lyon, 34 ans, est le comte de Strathmore, depuis la mort prématurée de son père à 58 ans. Durant la nuit du 13 février 2019, il aurait agressé une de ses invitées qui passait le weekend chez lui. La jeune femme de 26 ans aurait fui le château au petit matin, serait rentrée chez elle et aurait immédiatement porté plainte à la police.

Le jeune aristocrate, qui un cousin éloigné de la reine Elizabeth II et qu’on a pu voir marcher derrière le prince William pendant la procession funéraire de la reine mère Elizabeth en 2002, a plaidé coupable devant le tribunal du shérif de Dundee. Il a déclaré qu’il avait « grandement honte » de ses actes, rapporte la BBC. « Il est clair que j’avais bu à l’excès la nuit de l’incident.» 

L’agression a duré pendant 20 minutes au château de Glamis (Photo : WikiCommons)

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Une enquête a été menée au château de Glamis

Selon la plainte de la victime, l’agression aurait duré une vingtaine de minutes. « Je reconnais, en tout état de cause, que l’alcool n’est pas une excuse pour mon comportement », avoue le jeune homme, qui dit lui-même avoir été surpris par son comportement. Il indique accepter ses torts et prendre ses responsabilités. « Mes excuses vont avant tout à la femme concernée, mais je voudrais également m’excuser auprès de ma famille, amis et collègues pour les ennuis que je leur ai causés. »

Le déroulé des faits, qui ont eu lieu pendant la deuxième nuit du weekend au château, a été détaillé lors de l’audience d’hier. Sam aurait frappé à la porte de la victime pendant la nuit, lui demandant d’ouvrir pour une urgence. « À la seconde où elle a ouvert la porte, il s’est frayé un chemin et l’a poussée sur le lit. Il était très ivre et sentait la cigarette. Il lui a dit qu’il voulait avoir une aventure », raconte l’un des avocats, des propos rapportés par The Sun. L’aristocrate a tenté de remonter sa chemise de nuit. Elle a couru dans la salle de bain pour lui échapper mais il l’a suivie. « Il l’a empêchée de fermer la porte, a allumé une cigarette ». Obligée de retourner avec lui dans la chambre, « elle a élevé la voix dans l’espoir qu’un autre invité l’entende. Elle a paniqué car elle ne connaissait pas la disposition du château (…) Il a refusé de partir. Il s’est mis au lit et a commencé à la tirer vers lui. Elle a dû continuer à le repousser ».

Le jeune homme risque jusqu’à 5 ans de prison pour les faits. La peine sera prononcée à une date ultérieure. En attendant, il a été libéré sous caution. Son nom figure dorénavant dans le registre des délinquants sexuels. Daily Mail indique que le comte de Strathmore, qui s’appelle Simon mais que ses amis surnomment « Sam », a également enfreint un certain nombre de règles sanitaires avant l’été. En 2019, le magazine Tatler avait inscrit Sam Bowes-Lyon dans son classement des 50 célibataires considérés comme les meilleurs partis britanniques.

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La famille Bowes-Lyon de la reine Elizabeth fait parler d’elle

Sam est un nouveau membre de la famille Bowes-Lyon à faire parler de lui ces derniers temps. À l’automne, avec la sortie de la saison 4 de The Crown, le grand public découvrait l’histoire de Nerissa et Katherine Bowes-Lyon les deux cousines handicapées mentales de la reine Elizabeth, qui ont vécu cachées dans une institution.

Le grand-père d’Elizabeth II, Claude Bowes-Lyon était le 14e comte de Strathmore, un titre nobiliaire de la pairie écossaise. Avec Cecilia Nina Cavendish-Bentinck, Claude avait eu 10 enfants, dont la mère de la reine Elizabeth II. Fergus, 17e comte était le cousin germain de la reine Elizabeth. Le fils de Fergus, Michael, était le 18e comte. L’accusé, est Simon, fils de Michael et 19e comte.

Le château de Glamis, dont différents membres de la famille Bowes-Lyon possèdent des parts, est évalué à 40 millions £. À sa mort, Michael, le père de Sam a légué sa port de 14 millions de livres à ses descendants ainsi que la résidence Holwick située dans le comté de Durham. Michael a eu trois fils avec sa première épouse et un fils avec sa deuxième épouse.

Nicolas Fontaine
Nicolas Fontaine

Rédacteur en chef

Nicolas Fontaine est rédacteur web indépendant depuis 2014. Après avoir été copywriter et auteur pour de nombreuses marques et médias belges et français, il s'est spécialisé dans l'actualité des royautés. Il est aujourd'hui rédacteur en chef d'Histoires royales. nicolas@histoiresroyales.fr

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