Le prince Philip, duc d’Édimbourg

Le prince Philip, duc d’Édimbourg est l’époux de la reine Elizabeth II du Royaume-Uni. Il est le père de 4 enfants : le prince Charles, la princesse Anne, le prince Andrew et le prince Edward. Il est également grand-père de 8 petits-enfants.

Depuis 2017, il a pris sa retraite et n’a plus aucune obligation publique à devoir assurer. Il vit dorénavant la plupart de son temps dans une dépendance du domaine de Sandringham.

 

Actualité du duc d'Édimbourg

Naissance du prince Philippe de Grèce et de Danemark

Le prince Philippos (francisé en Philippe) est né le 10 juin en 1921 à Corfou, en Grèce.

À sa naissance, il était le prince Philippe de Grèce et de Danemark. Comme tous les membres de la famille royale grecque, il était également membre de la famille royale danoise. En effet, le premier roi des Hellènes élu fut un prince danois, Georges 1e, fils du roi Christian IX de Danemark. La famille royale grecque n’a jamais perdu son appartenance à la famille royale danoise. Le prince Philippe était le fils du prince André de Grèce et de Danemark, septième enfant du roi Georges 1e de Grèce. Au cours de sa vie, le prince Philippe eut un grand-père qui fut roi de Grèce (Georges Ie), mais aussi un oncle (Constantin Ie), trois cousins (Georges II, Alexandre, Paul Ie) et un petit-cousin (Constantin II).

Le prince Philippe a passé son enfance en France. Il a été scolarisé à l’école américaine The Elms, à Paris. Puis, il a rejoint le Royaume-Uni pour continuer sa scolarité en anglais. Il vit alors chez sa grand-mère, Victoria de Hesse, fille du grand-duc Louis IV de Hesse, devenue Victoria Battenberg lors de son mariage avec Louis Battenberg, le père d’Alice, grand-père de Philippe. C’est en 1917, que la famille Battenberg vivant au Royaume-Uni anglicisa son nom en Mountbatten. Lorsque Philippe arriva en Angleterre, sa grand-mère était déjà veuve et vivait à Kensington Palace, le lieu de résidence actuel du prince William et Kate Middleton. Philip entreprit également des études à la prestigieuse école allemande Schule Schloss Salem.

Comment Elizabeth II et Philip se sont rencontrés ?

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Philippe rejoint l’Armée britannique. En 1939, le roi George VI visite le Royal Naval College de Dartmouth et a pris avec lui sa fille de 13 ans, la princesse Elizabeth. Pour la visite, il est demandé au jeune prince Philippe de Grèce et de Danemark, à peine 18 ans, d’être présent, étant le plus noble de tous, et étant également un cousin éloigné de la famille royale britannique (notamment du côté de Christian IX de Danemark). La jeune Elizabeth tombe directement amoureuse de lui et s’en suivent des échanges épistolaires.

Le mariage d’Elizabeth et Philip : le renom de ses titres et le mépris du Royaume-Uni à son égard

Les échanges de lettres ayant continué, en 1946, le prince Philippe demande la main de la princesse Elizabeth au roi. Celui-ci accepte mais demande d’attendre qu’elle ait au moins 21 ans. Juste avant l’annonce de leurs fiançailles en juillet 1947, Philippe doit tirer un trait sur ses origines. Le 28 février, juste avant l’annonce, il est naturalisé britannique. Pour ce faire, il doit renoncer à ses titres grecs et danois. Lors de sa naturalisation, il prend le nom de famille Mountbatten, celui de sa famille du côté de sa mère.

Une fois l’annonce des fiançailles faite, il fallut faire de Philip (et non plus Philippe ou Philippos) un bon Britannique et surtout, un noble britannique, ce qu’il n’était pas. Du 28 février 1947, date à laquelle il renonça à tous ses titres jusqu’à la veille de son mariage, en novembre 1947, Philippe vécut sans aucun titre. Il n’était plus Altesse royale, ni prince. Toutes les cérémonies prenant un certain temps, il a vécu des situations inédites. Par exemple, le 19 novembre 1947, veille du mariage avec Elizabeth, le roi George VI le consacre Altesse royale, devenant le seul non-noble (il était roturier depuis qu’il avait renoncé à ses titres) à être Altesse royale. Pendant un jour, il fut appelé S.A.R. Philip Mountbatten (H.R.H. Sir Philip Mountbatten, en anglais). Le lendemain, le 20 novembre, jour du mariage, le roi George VI le fait noble en lui offrant des titres. Il est fait duc d’Édimbourg et reçoit les titres subsidiaires de comte de Merioneth et baron Greenwich. L’octroi de ces titres ne sont pas par simple geste de bonté du roi. Il pense surtout à l’avenir et souhaite offrir un certain standing à ses petits-enfants. C’est pourquoi, en parallèle, il publie de nouvelles lettres patentes, venant faire foi d’exception concernant la règle de transmission des titres de prince du Royaume-Uni.

Normalement, les enfants n’héritent que des titres du père et non de la mère et dans le cas des titres de pairie (comme c’est le cas du titre de duc d’Édimbourg), l’aîné mâle peut par courtoisie utiliser le titre subsidiaire de son père, avant d’utiliser le titre complet à la mort de son père. C’est pourquoi, à la naissance du prince Charles, premier enfant d’Elizabeth et Philip, celui-ci aurait été simplement appelé Charles Mountbatten, comte de Merioneth, s’il n’y avait pas eu de modification exceptionnelle par lettres patentes. Pour éviter l’embarras que les enfants de l’héritière du trône soient des roturiers à leur naissance, le roi George VI a demandé à ce que les futurs enfants d’Elizabeth et de son mari, soient des Altesses royales. En leur faisant ce cadeau, cela veut dire qu’ils naitront Altesses royales et par conséquent, ils bénéficieront de la règle qui dit que les petits-enfants d’un souverain, qui sont Altesses royales, peuvent aussi devenir princes et princesses. En plus, ils utiliseront le titre de leur père comme nom de famille. C’est pourquoi, à sa naissance Charles fut appelé S.A.R. le prince Charles d’Édimbourg.

Pour son mariage, Philip a également été baptisé anglican. Il avait été baptisé grec orthodoxe à sa naissance, mais toute sa vie il expliquera avoir pratiqué la foi anglicane, puisqu’il a toujours participé aux différents offices anglicans, en particulier lors de sa période à l’armée.

Notez que la règle de transmission des titres de prince de Royaume-Uni ne prévoit pas que celui-ci puisse se transmettre lors du mariage. Ainsi, bien que fait Altesse royale et ayant reçu un titre de noblesse, Philip n’était donc pas prince (étant donné que le seul moyen d’être prince dans le pays est d’être prince du Royaume-Uni, il n’existe pas d’autres familles qui distribuent ce titre). Pendant des années, même lorsque sa femme deviendra reine, il restera simplement duc. C’est en 1957 qu’il devint un prince britannique, grâce à son épouse qui lui accorda le titre.

Le mariage du duc d’Edimbourg et de la fille du roi, à l’abbaye de Westminster, fut retransmis à la télévision et regardé partout dans le monde par 200 millions de téléspectateurs. Le duc et la duchesse d’Édimbourg s’installèrent alors à Clarence House durant les premières années de leur mariage. Tout juste un an après leur mariage est né le prince Charles d’Édimbourg, et l’année suivante la princesse Anne d’Édimbourg. Ce sont les deux seuls enfants que Philip et Elizabeth ont eus avant qu’elle ne devienne reine, en 1952.

Le règne d’Elizabeth : le prince de l’ombre

La mère du prince Philip était la princesse Alice de Battenberg. Il était le 5e enfant mais seul fils du prince André (Andreas) et d’Alice de Battenberg. Il avait quatre sœurs : Margarita, Theodora, Cecilie et Sophie. Elles sont toutes décédées respectivement en 1981, 1969, 1937 et 2001. À la naissance du prince Philippe, la Grèce connaissait une époque trouble, au lendemain de la Première Guerre mondiale. L’oncle de Philippe, le roi Constantin Ie fut roi de 1913 à 1917. Il sera déjà forcé d’abdiquer lors de son deuxième règne (entrecoupé par celui de son fils Alexandre) en 1922, suite à la guerre contre la Turquie. La famille royale est faite prisonnière, André, Alice et leur bébé Philippe également. Des militaires hauts placés sont exécutés et la vie de la famille est en grand danger, d’autant plus qu’Alice est d’origine allemande. Un tribunal bannit André et la famille royale de Grèce à vie. Lui et sa petite famille s’enfuient en bateau, cachant le prince Philip dans un panier à fruits. Ils ne remettront plus les pieds en Grèce. Leur première halte en exil fut la France, à Saint-Cloud, où l’épouse de son oncle, Marie Bonaparte possédait une demeure.

Tout cela s’est déroulé durant la toute petite enfance de Philippe. Le prince n’en a gardé aucun souvenir. Il fut apatride et à la maison, ils ne parlaient absolument pas grec. La première raison fut que la jeune maison royale de Grèce venait du Danemark. Son père André était bien né en Grèce, mais ses parents à lui étaient danois d’origine. Quant à Alice, elle était de nationalité britannique, d’origine allemande. Alice et André communiquaient entre eux en anglais et en allemand. Le prince Philippe n’a jamais baigné dans la culture grecque, comme tout le reste de la famille royale grecque à cette époque d’ailleurs. Lorsqu’il fut interrogé en 1992 par The Independant à ce sujet, le prince a répondu qu’il se sentait d’origine danoise. Il a été éduqué dans de nombreux pays européens et parlait à la maison l’anglais, un peu l’allemand avec sa mère et le français, étant le pays dans lequel il a vécu ses premières années d’exil.

L’arrivée du prince Philip en Angleterre

Le prince Philippe a passé son enfance en France. Il a été scolarisé à l’école américaine The Elms, à Paris. Puis, il a rejoint le Royaume-Uni pour continuer sa scolarité en anglais. Il vit alors chez sa grand-mère, Victoria de Hesse, fille du grand-duc Louis IV de Hesse, devenue Victoria Battenberg lors de son mariage avec Louis Battenberg, le père d’Alice, grand-père de Philippe. C’est en 1917, que la famille Battenberg vivant au Royaume-Uni anglicisa son nom en Mountbatten. Lorsque Philippe arriva en Angleterre, sa grand-mère était déjà veuve et vivait à Kensington Palace, le lieu de résidence actuel du prince William et Kate Middleton. Philip entreprit également des études à la prestigieuse école allemande Schule Schloss Salem.

Comment Elizabeth II et Philip se sont rencontrés ?

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Philippe rejoint l’Armée britannique. En 1939, le roi George VI visite le Royal Naval College de Dartmouth et a pris avec lui sa fille de 13 ans, la princesse Elizabeth. Pour la visite, il est demandé au jeune prince Philippe de Grèce et de Danemark, à peine 18 ans, d’être présent, étant le plus noble de tous, et étant également un cousin éloigné de la famille royale britannique (notamment du côté de Christian IX de Danemark). La jeune Elizabeth tombe directement amoureuse de lui et s’en suivent des échanges épistolaires.

Le mariage d’Elizabeth et Philip : le renom de ses titres et le mépris du Royaume-Uni à son égard

Les échanges de lettres ayant continué, en 1946, le prince Philippe demande la main de la princesse Elizabeth au roi. Celui-ci accepte mais demande d’attendre qu’elle ait au moins 21 ans. Juste avant l’annonce de leurs fiançailles en juillet 1947, Philippe doit tirer un trait sur ses origines. Le 28 février, juste avant l’annonce, il est naturalisé britannique. Pour ce faire, il doit renoncer à ses titres grecs et danois. Lors de sa naturalisation, il prend le nom de famille Mountbatten, celui de sa famille du côté de sa mère.

Une fois l’annonce des fiançailles faite, il fallut faire de Philip (et non plus Philippe ou Philippos) un bon Britannique et surtout, un noble britannique, ce qu’il n’était pas. Du 28 février 1947, date à laquelle il renonça à tous ses titres jusqu’à la veille de son mariage, en novembre 1947, Philippe vécut sans aucun titre. Il n’était plus Altesse royale, ni prince. Toutes les cérémonies prenant un certain temps, il a vécu des situations inédites. Par exemple, le 19 novembre 1947, veille du mariage avec Elizabeth, le roi George VI le consacre Altesse royale, devenant le seul non-noble (il était roturier depuis qu’il avait renoncé à ses titres) à être Altesse royale. Pendant un jour, il fut appelé S.A.R. Philip Mountbatten (H.R.H. Sir Philip Mountbatten, en anglais). Le lendemain, le 20 novembre, jour du mariage, le roi George VI le fait noble en lui offrant des titres. Il est fait duc d’Édimbourg et reçoit les titres subsidiaires de comte de Merioneth et baron Greenwich. L’octroi de ces titres ne sont pas par simple geste de bonté du roi. Il pense surtout à l’avenir et souhaite offrir un certain standing à ses petits-enfants. C’est pourquoi, en parallèle, il publie de nouvelles lettres patentes, venant faire foi d’exception concernant la règle de transmission des titres de prince du Royaume-Uni.

Normalement, les enfants n’héritent que des titres du père et non de la mère et dans le cas des titres de pairie (comme c’est le cas du titre de duc d’Édimbourg), l’aîné mâle peut par courtoisie utiliser le titre subsidiaire de son père, avant d’utiliser le titre complet à la mort de son père. C’est pourquoi, à la naissance du prince Charles, premier enfant d’Elizabeth et Philip, celui-ci aurait été simplement appelé Charles Mountbatten, comte de Merioneth, s’il n’y avait pas eu de modification exceptionnelle par lettres patentes. Pour éviter l’embarras que les enfants de l’héritière du trône soient des roturiers à leur naissance, le roi George VI a demandé à ce que les futurs enfants d’Elizabeth et de son mari, soient des Altesses royales. En leur faisant ce cadeau, cela veut dire qu’ils naitront Altesses royales et par conséquent, ils bénéficieront de la règle qui dit que les petits-enfants d’un souverain, qui sont Altesses royales, peuvent aussi devenir princes et princesses. En plus, ils utiliseront le titre de leur père comme nom de famille. C’est pourquoi, à sa naissance Charles fut appelé S.A.R. le prince Charles d’Édimbourg.

Pour son mariage, Philip a également été baptisé anglican. Il avait été baptisé grec orthodoxe à sa naissance, mais toute sa vie il expliquera avoir pratiqué la foi anglicane, puisqu’il a toujours participé aux différents offices anglicans, en particulier lors de sa période à l’armée.

Notez que la règle de transmission des titres de prince de Royaume-Uni ne prévoit pas que celui-ci puisse se transmettre lors du mariage. Ainsi, bien que fait Altesse royale et ayant reçu un titre de noblesse, Philip n’était donc pas prince (étant donné que le seul moyen d’être prince dans le pays est d’être prince du Royaume-Uni, il n’existe pas d’autres familles qui distribuent ce titre). Pendant des années, même lorsque sa femme deviendra reine, il restera simplement duc. C’est en 1957 qu’il devint un prince britannique, grâce à son épouse qui lui accorda le titre.

Le mariage du duc d’Edimbourg et de la fille du roi, à l’abbaye de Westminster, fut retransmis à la télévision et regardé partout dans le monde par 200 millions de téléspectateurs. Le duc et la duchesse d’Édimbourg s’installèrent alors à Clarence House durant les premières années de leur mariage. Tout juste un an après leur mariage est né le prince Charles d’Édimbourg, et l’année suivante la princesse Anne d’Édimbourg. Ce sont les deux seuls enfants que Philip et Elizabeth ont eus avant qu’elle ne devienne reine, en 1952.

Le règne d’Elizabeth : le prince de l’ombre

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